samedi 19 mai 2018

A venir...

J'ai le plaisir de présenter la couverture de mon prochain ouvrage, à paraître fin mai :
Il traite une question trop souvent négligée, mais pourtant fascinante : celle des décisions stupides. Et il apparaît vite que les décisions stupides ne sont pas la conséquence d'un manque d'intelligence, ni d'une défaillance de la gestion émotionnelle, mais relèvent d'un autre processus... Ce qui permet d'expliquer pourquoi les Hauts Potentiels Intellectuels n'ont pas forcément plus de réussite dans leur vie.

En comprenant pourquoi on agit comme on ne le devrait pas, on comprend aussi pourquoi on n'agit pas toujours comme on le devrait.

mardi 8 mai 2018

Que de beaux souvenirs !


Je me suis rendu pour la 6ème année consécutive au festival du rire organisé à Frontignan par l'Ecole Internationale du Rire https://www.ecolederire.org/.
C'est à chaque fois un bonheur renouvelé de rencontrer des gens intéressés à faire avancer la cause du bonheur dans notre société.
Un savant mélange entre conférences, ateliers, animations ludiques, le tout saupoudré de bonne humeur et d'éclats de rire dans un bel écrin d'amitié.

Merci et bravo aux organisateurs de cet événement (Corinne, Frédéric, Julien, Lucile et tant d'autres) tant attendu et qui illumine la vie de nombreux participants. Un rayon de soleil qui par chance continue à briller année après année...

Si le bonheur se construit grâce aux beaux souvenirs, ce festival est un véritable ferment de bonheur !

dimanche 29 avril 2018

Irremplaçables conférences


Depuis qu’il est possible de suivre des conférences sur Internet, on assiste à une érosion du nombre des auditeurs dans les salles physiques. Et pourtant !
Une conférence est une expérience davantage qu’une simple accumulation de connaissances. Lorsqu’on assiste en live à une prestation, il n’y a pas seulement la mémoire sémantique (des connaissances) qui est impliquée, mais aussi la mémoire épisodique (les souvenirs personnels). Résultat : on se souvient mieux de ce que l’on a appris. Phénomène renforcé par l’effort consenti durant plus d’une heure. Alors que sur internet, on peut papillonner, suspendre le flux ou accélérer les parties qui ne nous parlent a priori pas.
De façon générale, on peut accumuler beaucoup de connaissances en consultant internet (beaucoup de connaissances erronées aussi, la faute aux fake news), mais rarement des savoirs, c’est-à-dire des connaissances intégrées dans une champ de compréhension.


J’ajouterais un élément supplémentaire en faveur des conférences live. Le conférencier n’y donne jamais exactement le même discours. Celui-ci est imperceptiblement adapté à l’auditoire présent. C’est en réalité une interaction entre une personne qui expose un sujet et un ensemble d’individus qui y réagissent, le tout formant une osmose unique. Dans une vidéo, il n’y a pas d’interactions, le produit est standard et dupliqué à l’identique, rendant chaque internaute parfaitement interchangeable.

jeudi 26 avril 2018

"Eine zweite Chance" bald auf Deutsch !

J'ai reçu hier la bonne nouvelle par mon éditrice (Odile Jacob) que mon livre "On a toujours une seconde chance d'être heureux" va être publié en allemand. La maison Kössel Verlag (Munich) a fait l'acquisition des droits pour ce texte.

C'est donc une deuxième chance qui se concrétise pour ce texte de voler vers d'autres horizons, à peine 3 mois après sa parution originale...

mardi 24 avril 2018

Grand maître de bonheur !

Lors de l'émission de radio sur la RTS "Premier rendez-vous" du 29.3.18 (https://www.rts.ch)


j'ai eu le plaisir de faire la connaissance de Hiroshi Katanishi, grand maître de judo ayant reçu le grade honorifique de 8e dan. Comme la journaliste l'appelait avec déférence"Maître", j'ai suggéré non sans humour qu'elle m'appelle "Grand maître de bonheur"... Bien mal m'en a pris puisque ce titre m'a été rappelé récemment et qu'il risque bien de me coller à la peau. Ceci dit, il y a pire, comme désignation...

lundi 23 avril 2018

Que de beaux moments !

Un grand merci aux organisateurs et aux visiteurs du Salon du Mieux-Vivre de Saignelégier. Des moments de qualité et des échanges vivifiants ont émaillé ces trois jours, qui laisseront à n'en pas douter de beaux souvenirs dans nos mémoires.
Un chaleureux merci aux personnes ayant contribué à enrichir les ateliers et conférences que j'ai eu la chance d'animer !

vendredi 20 avril 2018

En finir avec les sentiments de culpabilité

Les sentiments de culpabilité enveniment l'existence de nombreuses personnes. Comment les gérer afin de les adoucir ? Ce sera le thème d'un atelier que j'animerai ce week-end à Saignelégier, dans le Jura en Suisse. A cette occasion j'ai préparé un document résumé, tiré des idées développées dans mon ouvrage Au diable la culpabilité ! (Jouvence).

Le document est téléchargeable en cliquant ci-dessous.
www.yathalmann.ch/en finir avec les sentiments de culpabilité.pdf

vendredi 13 avril 2018

Un beau documentaire sur le bonheur

Si vous avez envie d'une petite cure de bonheur, je vous recommande le DVD réalisé par Julien Peron. J'ai eu le privilège d'être interviewé pour y figurer...


Pour voir la bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=-sdET8JnBOw

mardi 3 avril 2018

Par chance, je ne travaille pas dans une entreprise heureuse !


Au travail, le bonheur à tout prix est un titre qui en dit long (La Liberté du 27.03.18) !
Que se passe-t-il lorsqu'on veut forcer le bonheur ?

Le Bhoutan a introduit l’indice de Bonheur National Brut. Résultat : quand vous interrogez un habitant de ce royaume, la réponse fuse « Je suis heureux ». Encore faut-il préciser qu’un guide ne vous lâche pas d’une semelle et que lui-même redoute d’être espionné par un sbire du gouvernement.
D’un autre côté, si vous posez la même question à un Suisse, il y répondra de manière nuancée. Sauf que la Suisse était championne du monde du bonheur en 2015, 2ème en 2016 et 6ème en 2017. Morale de l’histoire, le bonheur se vit, mais ne se décrète pas.

Quand je me lève le matin pour aller travailler, je ne cherche pas à être heureux, mais plus simplement à gagner ma vie. J’essaie d’y trouver satisfaction et je sais ce qui y contribue : des tâches intéressantes, la reconnaissance des supérieurs, de bonnes conditions de travail. Je n’aimerais pas qu’un chef du bonheur vienne me mettre une pression supplémentaire.

Que les dirigeants empoignent les vraies questions pour améliorer les conditions de travail (c’est-à-dire qu’ils acceptent de diminuer les bénéfices au profit de la qualité de vie) plutôt que d’investir dans des projets tape-à-l’œil mais vains !

Par chance, je ne travaille pas dans une entreprise heureuse, ou qui se prétend comme telle. J’ai encore le droit d’être critique et de ne pas afficher un sourire béat à tout moment. Peut-être est-ce aussi pour cela que j’apprécie mon travail…

Courrier des lecteurs du 3 avril 2018

jeudi 29 mars 2018

La Suisse championne du monde du bonheur en 2015 !


Au hasard de ma lecture...

La mode scandinave n’en finit pas de se répandre dans nos contrées et dans les pages des livres et des magazines. « Hygge », « Lagom » et maintenant « Frilufsliv », autant de termes qui fleurent bon l’exotisme et qui véhiculent des promesses de bonheur… Pourquoi ne pas s’en inspirer ? Les pays nordiques ne sont-ils pas les champions du bonheur, après tout ?

Et La Suisse ? Il est utile de rappeler qu’en 2015, c’était elle qui occupait le haut du podium. Et qu’en 2016, elle était 2ème et devançait la Norvège (4ème) et la Suède (10ème). En 2017, elle se retrouvait tout de même 6ème juste derrière l’Allemagne. Je m’amuse à imaginer ce que devaient dire les journalistes scandinaves ces années passées, à la recherche du secret du bonheur helvétique. Notre recette ? Respect des différences, avec plusieurs langues nationales et autant de mentalités qui cohabitent pacifiquement. Conscience d’être des privilégiés, tant sur les plans social, salarial, sanitaire que climatique. Y a-t-il des mots spécifiques et intraduisibles pour signifier cet état d’esprit particulier propre aux Suisses ?



S’inspirer des autres, c’est louable. Mais à condition de ne pas oublier nos propres atouts. Car au-delà de toutes les recettes glanées ailleurs – faire des activités en plein air, partager de bons moments avec ses amis, se créer un petit cocon douillet chez soi – le principe actif du bonheur, tel que mis en évidence par la psychologie positive, réside dans la capacité à apprécier ce que l’on vit. Celle-ci se développe et se nourrit, notamment en se rappelant fréquemment qu’à l’échelle mondiale, nous sommes des archi-privilégiés (même si tout n’est pas rose, tant s’en faut !) et suscitons l’envie de bien des nations.

Qu’il fait bon vivre en Suisse, on ne le dira jamais assez !


lundi 19 mars 2018

Coup de cœur pour ce mental parfois encombrant

Si cette phrase vous interpelle, je vous recommande de jeter un coup d’œil au blog du Congrès Virtuel de la Douance. Vous pourrez y lire mon article ainsi que les réactions qu'il suscite...

https://congres-douance.com/coup-de-coeur-pour-ce-mental-parfois-encombrant/

Il y est question de la place de notre mental dans l'équation du bonheur.



dimanche 18 mars 2018

Et le deuil ?

Voici le commentaire que j'ai reçu suite à une interview sur la mémoire et les souvenirs :
" Je viens de perdre ma femme après plus de 55 ans de mariage; il m’est alors
difficile de jouer le jeu du contentement. Le côté affectif prend largement le pas sur la mémoire même des plus beaux jours que nous avons passés ensemble."

Un deuil prend du temps et on ne peut échapper à sa traversée, souvent douloureuse. Mais, si sombres nous paraissent les jours lorsque nous sommes si affectés, une amélioration finit par survenir...

Toute la question, une fois le deuil traversé, est de savoir de quel côté on
va faire pencher la balance de la teneur émotionnelle des souvenirs :
- va-t-on remercier la vie pour nous avoir offert ces moments de bonheur et
y repenser avec gratitude (en se rappelant que beaucoup d'autres n'ont pas
eu la chance de connaître l'amour...)
- ou alors va-t-on maudire l'existence de nous avoir retirer ce qui nous
rendait heureux ?

Il se trouve que nous avons le choix...

mardi 6 mars 2018

Un livre qui ne parle pas de 'je'

J'ai lu ce commentaire d'une lectrice sur un site de vente de livres :

"Difficile à l'heure actuelle de trouver des livres de développement personnel qui ne sont pas truffés de 'je' à tous les paragraphes, qui prônent le narcissisme et qui vantent la petite vie de leur auteur !
Le livre de Monsieur Thalmann offre de vraies informations, issues de la recherche (avec citation des références à la clé, merci !). En humble scientifique, il relate les faits, énonce les hypothèses, propose des pistes.
Voilà un livre qui gagne à être connu et qui en apprend beaucoup sur le bonheur.
"


Je suis heureux d'un tel retour. En effet, on me demande souvent pourquoi j'attache une telle importance à évoquer la science et la recherche en psychologie. Parce que justement, cela évite de parler de soi et de sa vie privée. Au-delà du cas particulier, on peut en effet douter que ce qui aide une personne sera forcément ce qui sera utile pour une autre. Avec les données scientifiques, on a directement accès au grand nombre, à la généralisation.

Voilà toute la différence entre un témoignage personnel et des concepts validés auprès d'un grand nombre d'individus ! Pour ma part, je choisis les deuxièmes...


samedi 3 mars 2018

Au cœur de la psychologie

Je recommande la lecture du dernier numéro Des Grands Dossiers des Sciences Humaines (N° 50, mars 2018) :

On y découvre moult articles intéressants sur la psychologie, en particulier certains débats qui y ont cours. Ces discussions soulignent la dimension scientifique de la branche, sa dynamique interne et son moteur d'évolution.

On est bien loin de certaines approches de développement personnel énoncées une fois pour toute et ensuite rendues intouchables comme des vérités indiscutables (par exemple : "il existe une loi d'attraction, qui fonctionne toujours, cela qu'on y croit ou qu'on n'y croit pas").

La science est en cela plus inconfortable puisque ses conclusions peuvent changer au fil des découvertes. Mais plus rassurante aussi en ce que les modèles qu'elle propose s'adaptent aux dernières découvertes réalisées.

D'ailleurs, n'est ce pas la caractéristique des fake news que de ne pas être en adéquation avec les faits ? De n'être qu'un avis que rien dans la réalité ne corrobore ?

Seul le développement personnel étayé par des bases scientifiques me semble crédible. Car beaucoup d'idées séduisantes se révèlent au final décevantes...

dimanche 25 février 2018

Un moment de partage

Un petit souvenir de la conférence parisienne du 15 février : l'échange avec le public à la suite de la présentation :


La beauté des souvenirs, c'est justement de recréer des instants de bonheur quand on y repense. C'est d'ailleurs la fonction première des photographies, n'est-ce pas ?

lundi 5 février 2018

Les universitaires apprécient aussi...

J'ai reçu ce commentaire très détaillé à propos de mon dernier livre d'un agrégé en philosophie et spécialiste des neurosciences. J'avais envie de le partager sur ce blog :

Des liens bienvenus !

Le temps est maintenant mûr pour la construction de passerelles cross-fertilisantes entre le monde des (neuro)sciences cognitives et la vie de tous les jours. Yves-Alexandre Thalmann nous en offre une excellente démonstration dans un travail accessible touchant aux facettes de notre vie mentale qui, une fois placées sous les éclairages jetés par les nouvelles sciences de l’esprit et du cerveau, se révèlent être des ressources adaptables pour améliorer notre bien- être en évitant de tomber dans les pièges, les illusions et les  biais qui sont souvent la position par défaut lorsque nous pensons à la mémoire, à l’attention, aux émotions et à la conscience.

« Le but de la vie est la construction de bons souvenirs » disait en substance le neuroendocrinien Jean-Didier Vincent. Le cerveau est un grand raconteur d’histoires et constructeur de nos phénoménologies en interprétant, évaluant,  imaginant, intégrant, filtrant, anticipant, projetant, adaptant… reconstruisant nos souvenirs ; pourquoi ne pas tirer profit des  prouesses de ce cerveau afin de réévaluer dans un sens positif (et sans magie, ce sont des processus naturels) les images, les sons, les affects, les sensations, les événements encodés de nos existences et peut-être ainsi donner une seconde chance à ce que nos fausses croyances et regrets nous empêchent d’accéder ? En fin de journée, ce qui comptait pour le grand philosophe Hume était le plaisir de parties de backgammon jouées avec les siens ; le livre de Yves-Alexandre Thalmann nous introduit, en nous expliquant certains mécanismes propres au fonctionnement souvent facétieux de nos mémoires, à la possibilité de développer pour nous-mêmes des séances de rattrapage pour feinter nos regrets… et nous constituer de bons souvenirs en fin de journée.

PD Dr. Olivier Jorand

Laboratoire d’étude des sciences et des techniques
Institut ISS, Faculté SSP, Géopolis, Université de Lausanne

samedi 3 février 2018

Belle surprise !

Lors d'un achat au K-Kiosk de Matran (en Suisse), j'ai été attiré par un classement de ventes de livres. Et là, grande surprise : j'y ai découvert mon ouvrage en troisième position !


Au-delà de la fierté de retrouver mon nom parmi des auteurs tels que Jean D'Ormesson, Christophe André ou Frédéric Lenoir, je suis heureux de constater que le thème du bonheur intéresse à ce point les gens.

On peut ainsi passionner les lecteurs avec des idées positives plutôt que des faits divers sordides ou des critiques virulentes contre la société actuelle. De quoi nous rassurer...

Merci à vous, chères lectrices et chers lecteurs.


vendredi 2 février 2018

Du moment que notre mémoire nous trompe, autant qu'elle nous trompe bien !





J'aime bien cette illustration de Carole Barraud pour Les Echos Week-end du thème central de mon ouvrage : On a toujours une seconde chance d'être heureux. Elle symbolise à merveille la manière dont notre mémoire contribue à notre bonheur en enjolivant nos souvenirs.

D'aucuns pourraient objecter que ce n'est rien de plus que se raconter des histoires. Ce à quoi les experts de la mémoire répondent que de toute façon, notre mémoire reconstruit nos souvenirs : ceux-ci ne sont jamais une copie conforme de ce que nous avons vécu. Autant dès lors l'encourager à les reconstruire positivement...

mardi 30 janvier 2018

On a toujours une seconde chance d'être heureux

Lorsqu'on publie un livre, on se demande souvent comment il va être reçu et perçu par le public.
C'est donc avec plaisir que j'ai entendu de nombreux commentaires positifs au sujet de mon dernier ouvrage sur le bonheur :

Celui qui m'a le plus touché provient d'un auteur que j'apprécie particulièrement et duquel j'aime m'inspirer dans mon travail. Il s'agit du psychiatre français bien connu Christophe André (qui vient de publier un nouvel ouvrage que je recommande : La vie intérieure) :

"J’ai bien reçu le livre : félicitations, il est passionnant !
Tu as rendu toutes ces connaissances vivantes et pédagogiques, c’est très agréable à lire, je n’ai pas pu le lâcher hier soir !"

Ce commentaire provenant d'un auteur tel que lui m'a réjoui et m'encourage à continuer à publier des livres de psychologie pratique.